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orgasme clitoridien ou orgasme vaginal

L’important est de se laisser aller au plaisir des sens, pour laisser venir à soi la surprise de l’orgasme, sans en faire un challenge ou une obligation. finalement, l’orgasme clitoridien peut être le révélateur et l’initiateur de l’orgasme vaginal. la moitié des femmes qui disent connaître l’orgasme vaginal expliquent en effet qu’elles ne l’atteignent que si, au même moment, leur clitoris est stimulé.

en matière d’orgasme clitoridien, tout se passe comme si la population féminine était séparée en deux groupes : il faudrait choisir une bonne fois pour toutes son camp, clitoridienne ou vaginale. l’idée sous-jacente est que l’orgasme clitoridien est un orgasme simpliste et infantile (obtenu par masturbation externe) qui serait donc de moindre valeur que celui obtenu par la pénétration (généralement à l’aide d’une verge et « donnée » par l’homme pénétrant), censé être plus riche et plus mature. n’y aurait-il donc pas un peu de machisme derrière ce concept ? et si les deux types d’orgasmes étaient indissociables et que toutes les femmes étaient à la fois clitoridiennes et vaginales, parfois sans le savoir ? et si au lieu d’opposer les deux types d’orgasmes, on les réunissait pour que les sensations clitoridiennes s’associent à celles de l’orgasme vaginal afin de ressentir une vague de plaisir qui vous submerge et vous fasse frissonner de la tête aux pieds ? car différencier l’orgasme clitoridien de l’orgasme vaginal, revient à nommer de deux façons la manière d’obtenir une même chose…

Clitoridien ou vaginal, l’orgasme féminin est fragile et parfois imprévisible.

Quel est la différence entre orgasme clitoridien et vaginal ?

Orgasme clitoridien

plus facile à obtenir, l’orgasme clitoridien est généralement livré avec l’organe prévu à cet effet. il nécessite néanmoins un léger savoir-faire et il faut être dans des conditions de détente, de concentration et de lâcher-prise nécessaires pour atteindre n’importe quel orgasme. pour bien découvrir le gland clitoridien, il faut qu’il soit bien dilaté (excité) et que le repli de peau qui le recouvre (prépuce idée reçue clitoridienne ou vaginale ? 45 du clitoris) soit dégagé pour l’exposer. ce petit bouton de plaisir, dont la taille varie légèrement d’une femme à l’autre, est un concentré de capteurs sensoriels dédiés au plaisir. leur densité serait trois fois plus importante que sur le gland masculin ! de fait, cette configuration des capteurs explique aisément pourquoi l’orgasme clitoridien est ressenti comme superficiel et très intense, parfois fulgurant, devenant même quelquefois douloureux. c’est aussi pourquoi toutes les caresses, pressions, léchages et tous les titillements manuels ou buccaux de cette région vont être sources de sensations perçues comme du plaisir si l’on est excitée et si on a érotisé la chose et parfois, sous certaines conditions, amener à l’orgasme.

Orgasme vaginal

les choses sont un peu plus complexes pour l’orgasme obtenu par la pénétration vaginale. je préfère le nommer ainsi, car même s’il est obtenu par voie vaginale, il fait indubitablement intervenir le clitoris. une moindre proportion de femmes y arrive. il se construit généralement au fi l des années, de la connaissance que l’on a du chemin du plaisir et nécessite certaines appropriations sensorielles. accéder à la jouissance vaginale exige que l’on dépasse la facilité et le confort de l’orgasme clitoridien pour explorer d’autres sensations. c’est aussi pourquoi cet orgasme est ressenti comme différent du précédent, plus graduel et progressif. il n’arrive généralement qu’avec le temps. pour atteindre l’orgasme par voie vaginale, il faut aussi que la pénétration dure suffisamment longtemps et que les sensations varient pour déclencher le réflexe orgasmique. il est important de faire varier le rythme, l’intensité et la vitesse de la pénétration. il ne suffit pas de donner des «coups de rein» intenses et réguliers. certaines positions sont propices à intensifier les sensations au niveau vaginal. le missionnaire avec les jambes remontant vers les épaules ou autour de la taille de son partenaire, la levrette et la position d’Andromaque permettent de maîtriser ainsi le rythme, la profondeur et l’inclinaison de la pénétration.

Un seul réflexe orgasmique ?

contrairement aux hommes, les femmes ont, elles, un organe exclusivement consacré au plaisir, le clitoris. celui-ci ne se résume pas au gland du clitoris que l’on retrouve en haut de la vulve. il s’étend de l’entrée du vestibule et est donc stimulé aussi pendant la pénétration. c’est ce qui rend la différenciation entre orgasme clitoridien et vaginal diffi cile, puisque ce sont peut-être les piliers latéraux du clitoris qui sont sollicités lors de la pénétration laissant à penser qu’il s’agirait du même réflexe orgasmique déclenché par deux voies différentes. cependant, qu’il soit clitoridien ou vaginal, l’orgasme féminin est fragile et parfois imprévisible. Il peut apparaître alors qu’on ne l’attend pas ou se dérober bien qu’il ait été annoncé…

Le lâcher-prise, indispensable au plaisir sexuel féminin.

au-delà des sensations, l’orgasme féminin dépend de multiples facteurs, notamment l’estime de soi et la capacité d’accepter que son corps est une source de plaisir. le sentiment de sécurité avec son partenaire est aussi important. nombre de femmes s’effraient en effet d’être submergées et emportées par ce plaisir qui risque de les engloutir, craignant au passage que ce manque de contrôle ne dévoile des choses sur elles qui les feraient passer pour des femmes immorales. toutes ces craintes empêchent le lâcher-prise. laisser son corps prendre le pouvoir et libérer sa part animale, c’est accepter de goûter à ce moment de jouissance personnelle qui n’appartient qu’à soi et que l’on va exprimer sans tabou devant l’autre. le fait de lâcher ces peurs inconscientes permet au cerveau de se déconnecter en vue de se concentrer sur les sensations ressenties. enfin, le réflexe orgasmique, qu’il soit clitoridien ou vaginal peut alors se déclencher quand la stimulation est suffisante. il correspond à des contractions rythmiques et involontaires du vagin, puissantes au début,

L’avis d’Anna Polina.

Il est très important de ne pas se limiter dans son plaisir sexuel. les femmes jouissent plus facilement en stimulant leur clitoris, nous pouvons le voir, le toucher, le lécher, le décalotter et jouer avec pour atteindre l’orgasme. l’orgasme vaginal n’est pas un mythe, en revanche il est plus diffi cile à atteindre. le point g se trouvant à l’intérieur de notre vagin, il peut devenir une immense source de plaisir.

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julien

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